EPIDÉMIE DE COVID-19 : La branche professionnelle du Courtage d’Assurance négocie un accord dérogatoire sur la prise de congé durant la crise sanitaire.


Nous étions ouverts à la négociation malheureusement nous n’avons pas pu aboutir. Certes la discussion a abouti à des concessions nombreuses du patronat sous forme de recommandation qui forme une véritable charte éthique de l’employeur en temps de crise qui vont bien au-delà de qui a pu être obtenu de la FFA. Malheureusement, cet accord est dissymétrique. Contraignant pour les salariés, optionnel pour les patrons. Ces deniers étant présumés agir en bon père de famille au mieux des intérêts de l’entreprise et des salariés. Il doit donc rester seul juge. Nous ne pouvons pas signer des accords qui ne soient pas basés sur des engagements réciproques ou de la transparence et du dialogue localement dans les entreprises.

Nos propositions de garantie de rémunération à 100 % pour tous au moins jusqu’à un certain montant n’ont pas été reprises ni la nécessité de présenter un plan d’action qui montre l’intérêt de la pose de CP. Nous avons l’impression que le bénéfice est faible pour l’employeur (1,8 journée de salaire économisé par mois) et remet en cause le droit fondamental à congé pour ce qui semble une position de principe. Sachant que les RTT auront pu être entièrement utilisées et les jours déposés sur le CET détournés de par l’application du décret d’exception au droit du travail.

L’accord a été signé par le CFDT, la CFE-CGC et la CFTC et sera donc valide.

L’accord

La charte éthique que nous soutenons

Franck Daloz
Secrétaire fédéral UNSA Banques Assurances et sociétés financières,  référant de la branche courtage